9-12 ans

Alice au pays des Mongols / U. Kuckero. - Bayard. - (Estampille)

Alice est têtue et sait ce qu’elle veut. Et dernièrement, elle a émis le souhait, la volonté même, d’aller en Mongolie, parce que, disent certains, c’est de là qu’elle viendrait. Mongolie, mongolienne… Par un heureux hasard -mais y a-t-il des hasards- Alice, sa sœur jumelle Zoé et leurs parents partent pour la Mongolie et le voyage va prendre un tournant fort étonnant lorsque qu’Alice se perd et rencontre Bayaraa, 11 ans, d’une tribu nomade. Sa famille les accueillera tous. Les moments passés ensemble vont être exceptionnels, d’une densité qui laissera chacun totalement transfiguré. Car Alice, la petite Alice si différente, si touchante et si fantasque par moment, possède aux yeux de la famille mongole, un statut tout particulier. 
Bayaraa et Zoé se partagent la narration de ce roman qui, entre tradition, ésotérisme, chaleur humaine et ouverture d’esprit, nous offre un moment de lecture dépaysant et surtout très respectueux de l’autre. Alice, figure centrale, nous fait passer du rire à l’émotion.
Autre lecture 
Zoé a une sœur jumelle trisomique très sûre d’elle et pleine de vie qui s’imagine avoir été adoptée et venir de... Mongolie ! Alors, lorsqu’elle remporte un concours avec comme prix un voyage vers la destination de son choix, elle n’a aucune hésitation. Et c’est là que le roman devient vraiment intéressant. La rencontre entre les deux cultures est particulièrement bien décrite et très réaliste. L’auteur nous amène à découvrir ce pays à travers le regard des deux sœurs. Il mêle avec beaucoup de bonheur conte, documentaire et relation entre les êtres humains. Les personnages sont bien denses, les paysages magnifiques et le récit est bien présent. Une vraie réussite !

 

Anastasia Krupnik / L. Lowry. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Ses parents attendent un petit frère ? Anastasia, 10 ans, quittera donc la maison. Ses parents lui suggèrent cependant de rester jusqu’à Noël et de choisir le prénom. Elle veut bien y réfléchir...
On s’attache rapidement au tempérament trempé d’Anastasia que l’on retrouvera dans d’autres aventures.

 

Des cerises plein les poches / A. Cousseau ; M. Cabassa. - Rouergue. - (Zig Zag)

9 jours avant de devenir grand frère ; 9 jours où Tom, impatient, s’interroge sur les mystères de la naissance, se remémore le bébé qui avait failli naître, quelques années auparavant, se demande quel est le meilleur cadeau à offrir au nouveau venu... 9 jours avant que naisse Zoé ...

 

Frérot Frangin / T. Maricourt ; Tardi. - Sarbacane

FrérotFrangin... le petit, en classe de neige à l’hôtel Zinzin, écrit à son aîné, à l’hôtel Zonzon et chacun raconte son quotidien. Les parallèles sont possibles, mais l’ambiance radicalement différente. Leurs échanges amènent des réflexions sur la justice, l’injustice, la vengeance... et consolident surtout une relation très forte.

 

Le jour des bulles / C. Ribeiro. - Actes Sud. - (Les premiers romans)

Encore un petit garçon pour qui l’annonce de la grossesse de sa mère n’est pas une bonne nouvelle ! Au fil des mois, Lucas observe, apprend, se révolte, s’interroge et reste quoi qu’il arrive très méfiant... Le malheur annoncé se transformera à la maternité en une grande émotion.

 

Ma mère zéro / M. Hof. - Seuil. - (Chapitre)

Fé et sa soeur Bing ont été adoptés. Lui est né d’une mère bosniaque réfugiée aux pays-bas, elle a été abandonnée en Chine. Jusqu’alors, tout se passait bien dans cette famille dissemblable mais très unie. Mais aujourd’hui Fé se demande d’où lui vient son talent de dessinateur, voudrait savoir qui est sa mère zéro, appelée ainsi pour laisser la place numéro un à sa mère d’adoption. 
Roman très sensible, l’auteur évoque les nombreux sentiments qui traversent Fé et sa famille. Car si Fé passe par tous les doutes et questionnements, peur et enthousiasme, ce n’est pas facile non plus pour les parents, et surtout pour Bing qui elle, sait qu’elle ne pourra jamais identifier sa mère. Mais la famille, qui est beaucoup dans l’échange et la discussion, dépassera l’épreuve.

 

Ma petite soeur s’appelle Prématurée / S. Panet et P. Penot. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Barnabé n’en revient pas de la dernière lubie de ses parents : faire un bébé pour honorer un pari. Le bébé en question naîtra prématuré et mobilise toutes les énergies. Le garçon réfractaire se laissera attendrir lorsqu’il verra la vulnérabilité de l’enfant et comprendra l’angoisse qu’a du traverser la mère.

 

Otto portrait / K. Mazloumian. - Rouergue. - (Zig Zag)

Otto voulait bien un grand frère, mais pas vraiment un petit. Pourtant, il doit bien composer avec ce nouveau venu, "tellement adorable". Lui aussi pourrait s’accorder à le trouver merveilleux s’il n’avait ce terrible sentiment de n’être plus que le brouillon de ce frère si parfait. Les parents tentent bien, un peu, de lui expliquer qu’"on peut être unique...sans être enfant unique", Otto s’enfonce dans la solitude et le mal-être. Il faudra le regard admiratif du petit frère devenu grand pour redonner à Otto une véritable place dans la famille.

 

La petite caillotte / C. Clément. - Bayard. - (Estampille)

Si elle a eu au départ du mal à accepter son petit frère Titou, parce que sa mère est morte juste après sa naissance, elle ferait tout pour lui maintenant. D’autant qu’elle est la seule à se préoccuper réellement de son bien être, au milieu d’un père en colère, d’un grand frère qui l’ignore, et d’une grand-mère qui fatigue. Chacun a réagi différemment à la mort de la mère... 
Quand il est question de placer Titou en famille d’accueil pendant la semaine, Line se révolte. Et elle trouvera une aide inattendue : un grand ours, menacé lui aussi, mais que Line associera à sa grande lutte ! 
Une histoire forte sur le deuil qui plaira aux plus jeunes dès 9-10 ans.

 

La préférée / S. Jaoui. - Casterman. - (Comme la vie)

C’est le point de vue de la sœur aînée que l’auteur privilégie ici. Celui d’Emma, qui investit dans le piano tout le temps et l’énergie qu’elle ne reçoit pas de sa mère, trop occupée à s’occuper de la petite Alienor atteinte d’autisme. La place de l’autrecelle qui a tout et ne devrait pas se plaindre...

 

Qui a tué Michka ? / I. Cohen-Janca. - Rouergue. - (Dacodac)

Nora est chamboulée depuis quelques temps. Le déménagement dans une nouvelle maison, l’arrivée d’une petite sœur, la disparition de son ours Michka, ses résultats scolaires en baisse... Et sa mère qui, elle en est sûre, ne l’aime plus... Nora s’enferme dans son malaise. Lorsque sa mère lui remet entre les mains son fameux Michka, celui-là même qui contient en son ventre tous ses secrets, le dialogue, enfin, pourra se restaurer. Ce petit Michka sera à la fois la source et la clé de leur brouille, mais il est évident que celles qui étaient unies par une telle complicité ne pourront que se retrouver. 
Autre lecture 
Nora devrait être heureuse : toute la famille vient d’emménager dans une grande maison, une « vraie » maison, comme dit sa mère, avec un jardin, un grenier, une mémoire. Mais depuis, Nora ne va pas bien, elle est même devenue une « mauvaise élève » à l’école. Est-ce à cause du déménagement ? Ou parce qu’une petite soeur vient d’arriver dans la famille ? Surtout, pourquoi sa maman ne lui dit-elle plus aucun mot d’amour, est-ce parce qu’elle devient grande ? Ce qui inquiète aussi beaucoup Nora, c’est la disparition de Michka, son ours en peluche, dans le déménagement. C’est sa tante Pauline qui le lui avait offert quand elle avait cinq ans, et il était devenu plus qu’une peluche, un vrai confident, comme un journal intime. Car c’est à lui que Nora confiait tous ses secrets, et ses secrets, Nora a très peur que quelqu’un les ait découverts. Aussi, quand elle trouve par hasard dans la boîte à couture de sa maman, un petit bout de feutrine ressemblant très fort à la patte de Michka, Nora ne voit qu’une solution : s’enfuir loin de la maison, comme Michka le petit ours, dans l’histoire que lui racontait sa tante quand elle était petite. 
Une fable très émouvante racontée avec justesse et sensibilité par Irène Cohen-Janca, sur les relations parfois difficiles entre mère et fille et sur l’importance des lieux où l’on vit quand on est enfant.

 

Requin-Baleine ou comment naissent les petits-frères, les petites soeurs et les étoiles filantes / A. Cousseau ; A. Grandin. - Oskar. - (Trimestre)

Maud est absorbée par un reportage à la télé sur le requin baleine. Mais sa concentration semble bien cacher une autre préoccupation : l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Avec sa grand-mère, l’attente, l’inquiétude et la joie se mélangent, l’occasion de parler de la vie : celle, confuse, en soi ; celle, mystérieuse, qui nous englobe. 
La vie comme un grand tout.

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