Sauvages / Nathalie Bernard. - Thierry Magnier, 2018

L'histoire se déroule dans l'un de ces pensionnats autochtones qui existaient au Québec jusque dans les années 90 dans lesquels tentaient de vivre des centaines d'enfants indiens arrachés à leur culture. Jonas est l'un d'eux. Il a bientôt 16 ans, sa liberté est proche. Mais les évènements dramatiques s'enchaînent davantage, il doit s'enfuir.

Ce récit est glaçant et, en ce sens, inoubliable. On ressent beaucoup d'émotions à la lecture de ce roman. Il interpelle, bien sûr, car l'existence de ces pensionnats n'est pas ou peu connue. Puis il déroute car cette histoire fait partie des moments les plus sombres de l'Histoire mondiale, avec laquelle il est aisé de faire des rapprochements. Les jeunes pensionnaires sont déshumanisés. Ce sont de simples numéros qu'on souhaite éduquer dans l'humiliation, la privation et la violence. La violence physique et sexuelle, la violence verbale. Certains passages sont d'une dureté impressionnante, il faut être armé pour les lire, mais ils sont présents pour démontrer que cela existait. La deuxième partie du récit s'organise autour de la fuite du héros et de l'un de ses camarades. Les deux jeunes hommes sont traqués, comme des animaux. Il n'est question que de survie. On ne respire presque plus. On a peur. 

Juliane.

Sauvages
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